Prévu en février 2018

Vers la lumière de Naomi Kawase ; Wonder Wheel de Woody Allen ; La Douleur d’Emmanuel Finkiel ; Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, ;

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Association Ciné Cinéma

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Juin 2015

« Quand je vois des séries comme Breaking Bad, Mad Men ou Boardwalk Empire, j'y vois beaucoup plus de liberté sur le fond, sur la forme et dans la construction des personnages que dans la plupart des films. » (Thomas VINTERBERG)

 

Fidèle public,

Il était une fois, Lili Pom et le voleur d’arbres ou (The) Tale of Tales... Every Thing Will Be Fine. Chez les heureux du monde, La Dolce Vita se consume à la manière d’un Château de sable, chimérique édifice abandonné à la discrétion du ressac. Caprice de mai, La Belle promise qu’est la sélection cannoise s’offre volontiers au regard des contemplateurs de cet univers «cinémaquatique» où s’ébrouent fiévreusement festivaliers et altiers estivants, pigistes et plagistes, noceurs et annonceurs. Une Croisette en bleu de chauffe aux allures de Casa Grande estampillée village global le temps de L’Épreuve, en l’occurrence celle du palmarès.

Refugiado. Broadway Therapy pour les uns, Self Made pour les autres, à chacun son antidote. La Loi du Marché honore toutes les ordonnances. C’est ainsi que Loin de la foule déchaînée, Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l’existence, En quête de sens... 20.000 jours sur Terre à peine, mais déjà l’heure du bilan à la clé et pas que pour le serrurier Manglehorn. Trois souvenirs de ma jeunesse jaillissent, trois madeleines de Proust exhumées d’un voyage introspectif aux allures de Labyrinthe du silence. C’est alors que Les yeux ouverts guident jusqu’à l’épidermique White Shadow tourné à fleur de peau.

Jamais de la vie. Quand vient la nuitL’Ombre des femmes s’étend jusqu’à The Valley of love où quelque Mustang indompté brave encore les enclos du cinéma de garage et de l’impasse académique. Ici Melody (sans «Nelson») devise avec Chelli sur l’audace d’un cinéaste iranien assigné à résidence, mais toujours La Tête haute. Un peu Comme un avion, mais privé de ses ailes. Taxi Téhéran ou l’Art de slalomer dans le dédale embouteillé des interdits de la République islamiste d’Iran.

Libres !..., ces films le sont. Assurément.

 

Jean-Michel Hellio pour Ciné Cinéma